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  • Point de vue :

  • Les principales maladies mentales

    Un bon nombre de maladies mentales se manifestent pour la première fois au début de l’âge adulte et auront un impact important sur les études, le travail et le déroulement de la vie quotidienne. Afin de mieux vivre avec la situation, il est essentiel que les membres de la famille et les amis puissent bénéficier d’informations sur la maladie mentale de leur proche. Souvent affligé par la honte et les préjugés, l’entourage a besoin d’aide et de soutien moral.

    LA DÉPRESSION SÉVÈRE

    1 personne sur 4 en est affectée.

    Nous vivons tous des périodes de déprime. Des moments de tristesse suivent quelquefois les malchances et les échecs. Cette attitude et cette douleur sont des réactions normales aux épreuves de la vie. En général, le temps arrange les choses, on retrouve notre bonne humeur et la vie continue… il en est autrement de la dépression.

    Certaines formes de dépressions sévères seraient en partie d’origine génétique. Il va sans dire que des facteurs environnementaux, comme un stress intense, un deuil, etc., jouent également un grand rôle dans le déclenchement et l’apparition de la maladie. Les gens qui souffrent d’une dépression profonde sont constamment tristes, découragés et irritables. Ils sont incapables d’éprouver du plaisir. Leurs habitudes alimentaires et leurs périodes de sommeil sont modifiées. Ils ont de la difficulté à se concentrer ou à penser avec clarté. Ils se sentent souvent coupables et indignes d’être aimés. Certains pensent même à mourir.

    La dépression réagit bien aux traitements et peut être traitée de différentes façons. Généralement, on a recours à un suivi psychologique accompagné d’antidépresseurs. Une dépression sévère non traitée peut entraîner un suicide. Malheureusement, environ 15% des personnes dépressives finissent par s’enlever la vie. Bien que les risques de suicide augmentent avec l’âge, de plus en plus de jeunes mettent fin à leurs jours. Les personnes qui tentent de se suicider manifestent souvent des signes avant-coureurs à leur entourage. Si vous vous reconnaissez ou que vous recevez des confidences, ne restez pas seul et allez chercher de l’aide; des intervenants sont là pour vous aider ou vous référer.

    LE TROUBLE BIPOLAIRE

    1,2% des hommes et 1,8% des femmes en sont atteints.

    Nous vivons tous des moments d’excitation et de déprime. Il est par exemple normal que notre humeur soit à la hausse lorsque nous « tombons en amour » alors que nous vivrons une période de déprime si la relation se termine. Cependant, chez l’individu atteint du trouble bipolaire (aussi appelé maniaco-dépression), ces variations de l’humeur atteignent une telle intensité qu’il ne se rend pas compte que son humeur est exubérante, que sa colère dépasse les bornes ou que sa dépression est telle qu’il est hanté par des idées suicidaires.

    Selon plusieurs chercheurs, il existerait des prédispositions génétiques qui favoriseraient le déclenchement du trouble bipolaire (maniaco-dépression). L’influence et l’accumulation du stress, de même que les facteurs saisonniers auraient également un impact sur les troubles de l’humeur.

    La maladie comporte 2 phases. En phase de manie (les hauts) la personne démontre une confiance exagérée en elle-même et ses projets sont dans la démesure. En phase dépressive (les bas) elle perd goût à la vie, elle est incapable de se concentrer et elle souffre de fatigue chronique. Dans les deux cas, la personne vit des moments difficiles.

    La maladie est généralement traitée avec des antidépresseurs. Le médecin peut également recommander un suivi psychologique pendant et après les périodes de crises. Il faut se rappeler qu’il y a une phase « normale » où la personne fonctionne relativement bien.

    La maladie risque d’engendrer des problèmes et bouleversements dans la vie quotidienne. Elle peut entraîner des perturbations au niveau des études, des relations familiales, du travail, etc. On peut cependant réapprendre à contrôler sa vie en demandant de l’aide à des professionnels de la santé et du milieu communautaire.

    LA SCHIZOPHRÉNIE

    1 personne sur 100 répond à ce diagnostic.

    La schizophrénie est considérée comme étant l’une des maladies mentales les plus sévères. La personne atteinte de schizophrénie est incapable d’harmoniser sentiments et pensées. Cette maladie n’a rien à voir avec les cas de personnalités multiples avec lesquels on la confond souvent.

    On ne connaît pas les causes exactes de la schizophrénie. Certains chercheurs évoquent un déséquilibre chimique au cerveau ou un problème congénital alors que d’autres spéculent sur les causes environnementales reliées au stress, aux chocs émotifs, etc. Le débat persiste depuis des années, personne n’a encore trouvé la preuve absolue pour valider son hypothèse.

    Dans sa phase la plus grave, la schizophrénie affecte la pensée, le comportement et les réactions. La maladie peut entraîner des délires tel un sentiment de persécution. La personne vit des hallucinations qui peuvent être auditives, visuelles, olfactives ou sensorielles. La schizophrénie provoque également des troubles de la pensée; la personne éprouve des difficultés à associer des idées et elle est souvent incohérente.

    Le traitement le plus efficace consiste en l’utilisation combinée de médicaments antipsychotiques et d’un suivi individuel assorti d’un plan de réadaptation psychosociale. Les médicaments utilisés aident à diminuer les hallucinations et les délires. La preuve est faite que de nombreux individus s’en sortent et peuvent vivre de façon autonome.

    De par le monde, 40 millions de familles aident un proche atteint de schizophrénie. Si chaque famille est composée de 4 membres, cela signifie qu’il y a 160 millions de personnes qui côtoient cette réalité et ce, sans compter les amis. C’est la maladie mentale qui, au-delà des différences culturelles, est la plus souvent identifiée et celle qui est en tête du palmarès des préjugés.

    LES TROUBLES OBSESSIONNELS-COMPULSIFS

    Ils touchent 2 à 3% de la population.

    Les troubles obsessifs-compulsifs (T.O.C.) sont des idées ou des impressions répétitives, embarrassantes et indésirables. Elles peuvent être associées à des comportements répétitifs et à des rituels afin de calmer une obsession ou de soulager l’anxiété.

    Comme c’est le cas avec plusieurs maladies mentales, on ne connaît pas les causes exactes qui déclenchent cette maladie. La maladie est caractérisée par l’apparition d’obsessions et de compulsions. Les obsessions prennent la forme de préoccupations concernant la saleté, de pensées angoissantes ou d’un besoin de placer des objets dans un certain ordre. Quant aux compulsions, elles se traduisent par des vérifications répétitives, par des lavages ou nettoyages excessifs. Ces comportements ont pour but de diminuer l’anxiété causée par les obsessions.

    Les symptômes varient beaucoup en gravité d’une personne à l’autre. Selon le degré des troubles, un traitement avec des médicaments et/ou une thérapie peut être prescrit afin de diminuer l’intensité des différents symptômes.

    La plupart des gens atteints de troubles obsessifs-compulsifs reconnaissent que leur comportement est absurde et excessif mais sont incapables de se contrôler. Aujourd’hui, il existe heureusement un éventail de moyens efficaces permettant de diminuer la plupart des symptômes. Il suffit de demander l’aide de professionnels du réseau de la santé et du milieu communautaire.

    LE TROUBLE DE PERSONNALITÉ LIMITE

    Le trouble de personnalité limite est un mode général d’instabilité de l’image de soi, des relations interpersonnelles et de l’humeur. Ce trouble apparaît habituellement au début de l’âge adulte et toucherait plus de femmes que d’hommes. Les symptômes sont très variés et peuvent aller jusqu’à la psychose. Les caractéristiques du trouble de personnalité limite s’expriment dans quatre sphères :

    Les rapports interpersonnels
    Les relations interpersonnelles sont habituellement instables et intenses. Elles peuvent être caractérisées par l’alternance d’idéalisation et de dévalorisation excessives. La personne atteinte du trouble de personnalité limite a du mal à supporter la solitude et fait des efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imaginés.

    Les émotions
    Une instabilité affective est courante. Elle peut se manifester sous la forme de changements marqués de l’humeur. Le passage d’une humeur habituelle à la dépression, à l’irritabilité ou à l’anxiété est habituellement de quelques heures et rarement plus de quelques jours, contrairement au trouble bipolaire.

    L’identité
    Une perturbation marquée et persistante de l’identité est presque toujours présente. Elle est souvent diffuse et caractérisée par une incertitude concernant plusieurs questions fondamentales comme l’image de soi-même, l’orientation sexuelle, les objectifs à long terme, les choix de carrière, le choix des amis ou l’adoption d’un système de valeurs.

    L’impulsivité
    La personne atteinte a tendance à être impulsive, particulièrement dans les activités comportant des dangers pour elle-même, tels que des achats inconsidérés, un abus de drogues ou d’alcool, une conduite automobile dangereuse.

    La répétition de menaces, de gestes ou de conduites suicidaires ou automutilatoires est courante dans les formes les plus sévères du trouble. Ce comportement peut être manipulatoire, résulter d’une colère intense ou constituer une réaction à une apathie.

    Il n’y aurait pas de cause biologique ou héréditaire, mais ce serait plutôt d’ordre psychologique et social. La vie de la personne atteinte du trouble de personnalité limite peut être ponctuée de plusieurs hospitalisations dues à la fréquence de ces comportements autodestructeurs qui tendent cependant à s’atténuer avec
    les années.

    L’acceptation et la volonté de retrouver un mode de fonctionnement adéquat sont des facteurs importants de mieux-être. Sans thérapie, ce trouble peut céder la place à d’autres problèmes, comme l’alcoolisme ou la dépression. Une psychothérapie comportementale est efficace. Certains médicaments peuvent aussi être utiles afin de diminuer l’anxiété et contrôler les épisodes psychotiques. Pharmacologie et psychothérapie conjuguées ensemble mettent toutes les chances du même côté.

    Fédération des Familles et Amis de la Personne Atteinte de Maladie Mentale
    1990, rue Cyrille-Duquet, Bureau 203, Québec (Québec) G1N 4K8
    T : (418) 687-0474 Sans frais : 1 800 323-0474 | F : (418) 687-0123 | C : info@ffapamm.com
    Conception et réalisation du site : jeffjobin.com

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